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46 – Le compte rendu de mon semi-marathon au Touquet (2017)

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Coucou tout le monde, alors comme vous le savez à chaque course officielle je vous écris un petit compte rendu ici, en plus de mon VLOG qui est disponible sur ma chaîne Youtube (ICI). Pour le coup j’ai plus d’un mois de retard et j’en suis désolée, mais j’ai dernièrement eu vingt mille choses à faire.

Comment ai-je eu l’idée de courir cette course ? C’est simple, j’avais vraiment envie de courir un semi officiel en août. Je n’en avais pas couru depuis les lacs du Connemara en avril. Alors j’ai fait quelques recherches sur internet, et cette course m’a attiré. C’était pas trop trop loin de chez moi, donc je me suis dit pourquoi pas ! Elle était le samedi 5 août, à 19h.

Maintenant il faut que je vous raconte ma série de péripéties qui m’a fait douté sur mes chances de franchir la ligné d’arrivée.

Déjà je n’avais eu que 4 semaines d’entrainement, après mon semi en avril j’ai fait une pause course à pied (je m’entrainais tout de même en musculation), puis en juin j’ai travaillé dans les vignes donc j’étais toute la journée debout, et je préférais aller à la salle le soir (je n’aime pas courir le soir de base). Donc j’ai eu le mois de juillet pour m’entrainer…).

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Ensuite, la veille, le vendredi soir, je n’arrivais pas à dormir, comme à chaque veille de course. Je me suis dit que j’allais aller voir des amis à un rassemblement de voitures à Reims. Mais… en y allant, ma voiture est tombée en panne à 500m d’eux, à minuit. Grosse panique, sachant que je devais prendre la route à 8h… Je les appelle, on pousse la voiture jusqu’au rassemblement, et là il y a eu un attroupement autour, et mon ami Matthieu a trouvé la panne en quelques minutes (déserrage de la visse de purge pour ceux que ça intéresserait (pas grand monde ok)).

Premier stress passé. Je rentre à 2h30 du matin chez moi, impossible de m’endormir jusque 3h30. Réveil à 7h, je vous laisse calculer mon sommeil… Donc à 8h je prend la route. Un peu avant Amiens, le GPS sur mon portable décide de me planter pour cause de hors forfait. J’ai appelé mon père pour qu’il me remette internet, mais mes identifiants étaient sur un papier où l’encre s’est effacé, j’ai du envoyé ma soeur qui les avait le voir… bref la galère. J’ai même demandé un partage de connexion à un gars sur une aie de repos.

13h passée, j’arrive au stade du Touquet où on retire les dossards. Quel soulagement !!! Et quel stress de me dire que le départ est dans 6h et que ma seule envie, était de dormir. Un peu normal avec 3h30 de sommeil, et plus de 5h de conduite…

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Puis le périple n’est pas fini, je dois aller à Berck prendre mon Airbnb, donc encore un aller retour de 1h de route. La dame était adorable, un vrai rayon de soleil. Je me suis allongée 1h sur mon lit, pour tenter de dormir mais en vain. J’ai du me forcer à manger, mais c’était une boule de stress dans mon ventre.

Je suis retournée au Touquet, pour me garer pas loin du départ. Puis je me suis changée, j’ai attendu…

17h, j’ai appelé mon papa qui a le don de me faire oublier tout stress pendant quelques minutes. Ensuite j’ai remangé un peu. Je mange toujours une source de glucide 2h avant le départ.

Je me fais un peu d’auto-massage avec mes rouleaux, je marche, je m’allonge les jambes en l’air pour la circulation du sang, je respire… Mais le stress est à son maximum, et la fatigue encore plus. Quelle idée de faire un départ à 19h !

 

Je tente de mettre mon dossard, et là je m’aperçois que j’ai oublié les épingles… Je demande à un organisateur et là il me dit qu’il faut retourner au stade. Il était à 2kms aller-retour. Ca parait peu, mais quand on sait que l’on va courir 21kms après c’est énorme.

18h40. Je regarde les différents sas de départ, et là je vois que le dernier c’est pour les moins de 1h45. Euh on peut y ajouter 30 minutes?

L’ambiance commence à me faire oublier le stress, la foule, les gens qui sont heureux. Je parle à une femme qui fait du Triathlon, et qui est super gentille. On rencontre un groupe de garçons super sympas.

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19h. La musique, les applaudissements, le départ commun… C’est parti !

Je ne vois pas les premiers kilomètres passés. Au 4ème ou 5ème kilomètres on longe les dunes de la plage du Touquet, c’est vraiment joli. Quelques petites côtes sur ce début de parcours, mais après le Connemara, ce n’est rien du tout !

Des enfants qui vous tapent la main au bord de la route, des personnes qui vous applaudissent, vous encouragent, un sentiment d’effort commun avec les autres coureurs… C’est un bonheur de course, que je ne saurais décrire.

6ème kms. Il y avait beaucoup de gens derrière moi, j’étais rassurée de ne pas être derrière. Puis j’ai rencontré des personnes qui couraient à ma vitesse. On a commencé à discuter, ils étaient contents d’être à plus de 9km/h. Mais il y avait une bifurcation au 9ème km qui séparait les coureurs du 10 kms, et ceux du semi. Je ne m’étais pas aperçue qu’eux couraient le 10 kms, ainsi que la très grande majorité des gens derrière moi. Mais ça voulait dire que je courais plus vite sur un semi que beaucoup de personnes sur la moitié de la distance 🙂 (Je ne me compare pas, je me rassure sur mon extreme lenteur!).

A cette séparation, je me suis un peu retrouvée seule, dans la foret, personne devant, personne derrière. Je ne pouvais pas mettre ma musique car je n’avais plus beaucoup de batterie sur mon portable, et je voulais la garder pour le VLOG.

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Ca a commencé à être un peu plus difficile vers les 14-15kms. La fatigue se faisait ressentir, le manque d’entraînement aussi. Mais je ne pouvais pas abandonner, c’est pas concevable pour moi. C’est vrai que dans ces moments, ça nous passe par la tête. Mais à ce genre d’idée je me répondais « allez Charlotte, allez », « et tu veux courir un marathon alors que tu galères sur un semi? », « tu peux pas arrêter ». Alors je courais, je courais. Parfois des gens au bord de la route m’applaudissaient, me disaient « c’est bien, bravo », « allez le plus dur est fait ». Ces personnes là je les remercie mille fois, ils n’imaginent même pas à quel point ils reboostent.

Le dernier km parait toujours mesurer la distance de la muraille de Chine.

Dernier 200m, je me vois incapable de faire min sprint final, je me dis tant pis.

Dernier 100m. Ma foulée s’accélère, je sprint. Je ne sens plus mes jambes, j’ai l’impression que mon cerveau court seul. Je vois cette ligne d’arrivée, enfin.

C’est si soulageant de la franchir. Une des plus belles sensations. Les personnes qui s’occupent de l’organisation me dirigent vers les récompenses. A ma plus grande déception, ils ne remettent pas de médaille ici. Je suis réellement déçue de ne pas pouvoir agrandir ma collection. Puis j’apprécie en avoir, car cela matérialise tant d’effort. J’ai reçu un sac à dos où il est inscrit « semi marathon du Touquet », bon toujours mieux que rien.

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J’ai mit 2h30 à finir la course, soit 10 minutes de plus qu’à Reims. J’ai d’abord un peu été déçue, puis j’ai repensé à ma fatigue, la route, mon manque d’entrainement, l’heure tardive du départ… Et finalement je me suis dit que c’était pas si mal. Sans oublier que le principal est de finir !

On a ensuite eu des kinés qui nous ont proposé des massages. C’était génial, ça fait un bien fou ! Il était plus de 22h quand je suis repartie, il n’y avait plus grand monde, il faisait tout noir. Ca a été un défi de retrouver ma voiture, mais ça aussi j’ai réussi !

Je voulais manger pizzaaaaa! J’ai fait la route entre le Touquet et Berck où était mon Airbnb, et j’étais bien contente à ce moment que tout le long soit limité à 50km/h (ce qui en temps normal me parait une éternité sur 30 minutes), mais j’avais tellement peu d’énergie ! A défaut de trouver une pizzeria, je suis allée me chercher un Burger King! Miam miam.

Je suis rentrée, j’ai mangé, et j’ai répondu à tous vos adorables petits messages. Merci vraiment à tous d’avoir été là, vous êtes précieux. Et puis douche et dodoooo! Le lendemain j’ai profité de la ville, je me suis baladé sur les esplanades, j’ai retrouvé les jolies dunes du Touquet. Marcher sur le sable était atrocement difficile à cause de mes courbatures aux jambes, mais le dépaysement et la chaleur me faisaient un bien fou.

Si vous voulez vous lancer dans l’aventure d’une course, n’hésitez pas une seule seconde ! C’est réellement génial ! Pour ma part, j’adore lier voyages, découverte de nouveaux endroits et semi-marathon !

Le prochain sera à Cologne le 1er octobre puis à Reims le 15 octobre hihi, en souvenir de mon tout premier !

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